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EDITO

Fortifier notre foi, pour consolider notre espérance

Quelle est belle la foi de Syméon ! Et que dire de celle de Marie et Joseph, et encore de celle de la prophétesse Anne !
Le temps ne semble pas avoir de prise sur eux, sur leur foi. Leur foi prend racine, se nourrit dans l’amour que Dieu leur porte et qu’ils lui rendent, comme, par exemple, Anne, qui le servait au temple jour et nuit. La foi de Syméon l’habite au moment où Dieu rend visite à son peuple et elle le conduit à entrevoir le Salut et à l’annoncer, à dire son espérance.
Ce qui soutient l’espérance indéfectible de Syméon, c’est donc sa foi, sa relation avec le Seigneur. Il attendait le Messie depuis longtemps et l’Esprit Saint lui a donné ce sentiment qu’il verrait le Christ de son vivant.
Le jour de la présentation, Syméon accueille Marie et Joseph, et il prend dans ses bras l’enfant Jésus. Comment a-t-il compris que c’était lui le Messie ? C’est son mystère. Cependant, comme l’Esprit Saint était sur lui, on peut penser qu’il y fut pour quelque chose !
Présentation
Et le vieillard bénit Dieu avec cette belle prière, que les chrétiens, notamment les moines et moniales chantent au moment des Complies.
Plus rien ne compte pour lui, sinon la présence en ce monde de Jésus-Christ : ‘’Tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix’’. Et il témoigne encore de son espérance : ‘’cet enfant sera la lumière pour Israël et pour toutes les nations’’.
A la manière de Syméon, notre foi doit porter notre existence, elle doit lui donner sa vigueur pour devenir comme un rayon de soleil qui éclaire nos choix, nos paroles et tous nos actes.
Notre foi est parfois fragile, timide et hésitante. Et pourtant elle est capitale pour notre espérance ; c’est elle qui la nourrit.
Est-ce que je prends le temps de consolider ma foi pour qu’elle emplisse mon cœur et tout mon être et à chaque instant ?
L’espérance chrétienne n’est pas naïveté. Nous espérons parce que nous savons que le Père aime chaque femme et chaque homme de l’amour même qu’il porte à son Fils Jésus, et qu’il ne reprend jamais. Nous espérons parce que nous savons que l’Esprit d’amour est répandu sur la création et qu’il poursuit son œuvre. Nous espérons parce que nous savons que Jésus-Christ a donné sa vie pour l’humanité et que, par sa Résurrection nous avons la vie de Dieu à jamais.
Notre horizon, c’est l’éternité et cela change nos manières de voir les gens et les événements.
Que ce rassemblement d’aujourd’hui, que cette Eucharistie nous aident à grandir dans la foi et que notre espérance devienne plus constante.
Que St Blaise, qui a défendu la liberté de la foi, que Marie et Joseph, soient toujours pour nous, des croyants à imiter.

Père René CHATAIN, msf 2019
(Fête de la Présentation au Temple – Fête de St Blaise) 02 février 2019.

Discours d’ouverture aux jeunes des JMJ

Le disciple… n’a pas peur de se mettre en marche

Logo_JMJ2019

Je sais que venir jusqu’ici n’a pas été facile. Je sais les efforts, les sacrifices que vous avez faits pour pouvoir participer à ces Journées. Beaucoup de journées de travail et d’engagement, des rencontres de réflexion et de prière ont fait que le chemin est, en grande partie, la récompense. Le disciple n’est pas seulement celui qui arrive en un lieu mais celui qui commence avec décision, celui qui n’a pas peur de risquer et de se mettre en marche. C’est cela sa plus grande joie : être en marche. Vous n’avez pas eu peur de risquer et de marcher.
Vous nous enseignez que se rencontrer ne signifie pas s’imiter, ni penser tous la même chose ou vivre tous de la même manière faisant et répétant les mêmes choses, écoutant la même musique ou portant le maillot de la même équipe de football. Non, pas ça. La culture de la rencontre est un appel et une invitation à oser garder vivant un rêve commun.
Oui, un grand rêve capable d’abriter tout le monde. Ce rêve pour lequel Jésus a donné sa vie sur la croix et que l’Esprit Saint a répandu et a marqué au feu, le jour de la Pentecôte, dans le cœur de tout homme et de toute femme, le tien et le mien, dans l’attente de trouver de la place pour grandir et se développer. Un rêve appelé Jésus semé par le Père dans la confiance qu’il grandira et vivra en chaque cœur. Un rêve qui circule dans nos veines, qui fait frissonner le cœur et le fait danser chaque fois que nous l’écoutons : « Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn, 13, 34-35).
Un saint de cette terre aimait dire : « Le christianisme n’est pas un ensemble de vérités qu’il faut croire, de lois qu’il faut respecter, ou d’interdictions. Il deviendrait ainsi repoussant. Le christianisme est une Personne qui m’a beaucoup aimé, qui réclame et demande mon amour. Le christianisme c’est le Christ » (cf. Saint Oscar Romero). C’est réaliser le rêve pour lequel il a donné sa vie : aimer du même mour dont il nous a aimés.
Qu’est-ce qui nous pousse à nous rencontrer ? L’assurance de savoir que nous avons été aimés d’un amour intime que nous ne pouvons pas ni ne voulons taire et qui nous met au défi de répondre de la même manière : avec amour. C’est l’amour du Christ qui nous presse (cf. 2Co 5, 14).

JMJ2019

Un amour qui ne “contraint” pas ni n’écrase, un amour qui ne marginalise pas ni ne réduit au silence, un amour qui n’humilie pas ni n’asservit. C’est l’amour du Seigneur, amour quotidien, discret et respectueux, amour de liberté et pour la liberté, amour qui guérit et qui relève.
C’est l’amour du Seigneur qui apprend plus à redresser qu’à faire chuter, à réconcilier qu’à interdire, à donner de nouvelles chances qu’à condamner, à regarder l’avenir plus que le passé. C’est l’amour silencieux de la main tendue dans le service et le don de soi qui ne se vante pas.

Pape François, JMJ Panama 2019