bandeau principal du site de la paroisse St-Hugues de Bonnevaux
MARIAGES 2020: Inscription dès à présent, et jusqu'à fin octobre 2019.
Contacter: Père René CHATAIN 06 83 32 08 59
L'agenda des messes est à jour jusqu'au 21 juillet
La liste des responsables baptème est en ligne
Des NEWS mises en ligne Cliquez ICI
Pour les demandes de copie d'acte de Baptême, Rubrique Documents

Dates à retenir

DIMANCHE 2 JUIN
Concert d'orgue, avec violoncelle et guitare:
A l'église de St Jean de Bournay, à 17h, organisé au profil de l'association des amis de l'orgue.
Venez nombreux écouter nos organistes et les musiciens qui nous font le plaisir de se joindre à eux.

DIMANCHE 16 JUIN
Jubilé des MSF:
Messe unique pour la paroisse à Chatonnay à 10h.
Avec les missionnaires de la Sainte Famille de toutes les provinces, qui fêtent cette année leur 25 ou 26 ans de vie religieuse.

EDITO

L’amour infini de Dieu, le Père

Paul invite les chrétiens à deux choses : Se laisser réconcilier avec Dieu et se réconcilier les uns, les autres, car Dieu a déposé en chacun, par le Baptême, la parole de réconciliation.
Nous sommes donc, comme il le dit, les ‘’ambassadeurs’’ du Christ pour nos frères et sœurs, croyants… ou non d’ailleurs. Nous sommes des créatures nouvelles, par notre Baptême. Notre cœur est, si l’on peut dire, le cœur même de Dieu, qui nous fait aimer les autres comme lui, par et avec le Christ
Ainsi libérés de l’incapacité d’aimer toujours, de choisir le bien, de ce qu’on appelle le ‘’péché originel’’, nous sommes résolument tournés vers le Seigneur et les autres. Si Dieu nous donne une grande liberté, c’est qu’il nous a donné aussi la capacité de l’utiliser. C’est le manque d’amour qui nous fait retomber dans la faute, le mal et la mort. C’est le manque d’effort pour aimer à la suite du Christ, qui rend notre vie chrétienne si souvent insipide, notre témoignage chaotique, notre évangélisation si hésitante et fragile.
Christ est mort pour tous, afin que les hommes n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui et, du coup, sur les autres, quels qu’ils soient. En Jésus-Christ, il n’existe pas de cas désespéré aux yeux de Dieu, qui va jusqu’à se réconcilier le monde.
Alors, pour vivre notre foi, pour avoir la joie d’aimer, de rencontrer les autres, pour avoir le courage d’aller vers l’inconnu, d’avoir le courage du partage, choisissons en ce Carême, de nous appuyer davantage sur le Christ, par la prière, les sacrements, et en particulier, le sacrement de réconciliation et notre solidarité fraternelle, notre écoute et notre attention les uns avec les autres.
Le fils prodigue de l’Evangile d’aujourd’hui, se met en route vers son Père pour le prier de l’accepter à nouveau chez lui, mais comme un ouvrier car il ne mérite pas davantage. Le Père, lui, sort de sa maison et descend à sa rencontre. Ce geste ne symbolise-t-il pas l’incarnation où Dieu quitte les cieux pour aller à la rencontre de l’homme qui le cherche ? Ainsi, Dieu n’est pas un dieu bon, juste et dur. Il est amour infini. C’est la Bonne Nouvelle.
Ce changement ne va pas être accepté par tous. Le frère aîné va non seulement être jaloux de son frère, mais il va aussi se dresser contre cette action de son père. Il refusera cette nouvelle image de lui. Ce geste symbolise la Passion, où ceux qui étaient les plus croyants vont se dresser contre cette nouvelle révélation d’un Dieu qui aime inconditionnellement.
C’est parce que Dieu vient au-devant de l’homme, que celui-ci est sauvé. Il lui permet de participer à la résurrection : ‘’mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie’’.
Pour le fils prodigue, tombé en totale déchéance, le Père va espérer et attendre longtemps son retour. Et il n’agira qu’après la conversion de son fils. Pour l’aîné, le père se précipite immédiatement sans que son fils ait fait le moindre geste, et alors que celui-ci ne semble pas malheureux. Dieu agit comme il l’entend et selon les besoins de chacun et ce qu’il est.
Le retour du fils perdu symbolise notre conversion. Elle ne doit surtout pas se limiter à la recherche d'un avantage. Elle doit comporter une prise de conscience de notre péché ? C’est tout l’enjeu du Carême, qui est un temps pour tourner notre cœur davantage vers Dieu et nous faire accepter ainsi la réconciliation que le Christ nous a obtenue, par sa passion, sa mort, et sa Résurrection.

Père René CHATAIN, Homélie du 4ème dimanche de Carême C, msf 2019

Discours d’ouverture aux jeunes des JMJ

Le disciple… n’a pas peur de se mettre en marche

Logo_JMJ2019

Je sais que venir jusqu’ici n’a pas été facile. Je sais les efforts, les sacrifices que vous avez faits pour pouvoir participer à ces Journées. Beaucoup de journées de travail et d’engagement, des rencontres de réflexion et de prière ont fait que le chemin est, en grande partie, la récompense. Le disciple n’est pas seulement celui qui arrive en un lieu mais celui qui commence avec décision, celui qui n’a pas peur de risquer et de se mettre en marche. C’est cela sa plus grande joie : être en marche. Vous n’avez pas eu peur de risquer et de marcher.
Vous nous enseignez que se rencontrer ne signifie pas s’imiter, ni penser tous la même chose ou vivre tous de la même manière faisant et répétant les mêmes choses, écoutant la même musique ou portant le maillot de la même équipe de football. Non, pas ça. La culture de la rencontre est un appel et une invitation à oser garder vivant un rêve commun.
Oui, un grand rêve capable d’abriter tout le monde. Ce rêve pour lequel Jésus a donné sa vie sur la croix et que l’Esprit Saint a répandu et a marqué au feu, le jour de la Pentecôte, dans le cœur de tout homme et de toute femme, le tien et le mien, dans l’attente de trouver de la place pour grandir et se développer. Un rêve appelé Jésus semé par le Père dans la confiance qu’il grandira et vivra en chaque cœur. Un rêve qui circule dans nos veines, qui fait frissonner le cœur et le fait danser chaque fois que nous l’écoutons : « Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn, 13, 34-35).
Un saint de cette terre aimait dire : « Le christianisme n’est pas un ensemble de vérités qu’il faut croire, de lois qu’il faut respecter, ou d’interdictions. Il deviendrait ainsi repoussant. Le christianisme est une Personne qui m’a beaucoup aimé, qui réclame et demande mon amour. Le christianisme c’est le Christ » (cf. Saint Oscar Romero). C’est réaliser le rêve pour lequel il a donné sa vie : aimer du même mour dont il nous a aimés.
Qu’est-ce qui nous pousse à nous rencontrer ? L’assurance de savoir que nous avons été aimés d’un amour intime que nous ne pouvons pas ni ne voulons taire et qui nous met au défi de répondre de la même manière : avec amour. C’est l’amour du Christ qui nous presse (cf. 2Co 5, 14).

JMJ2019

Un amour qui ne “contraint” pas ni n’écrase, un amour qui ne marginalise pas ni ne réduit au silence, un amour qui n’humilie pas ni n’asservit. C’est l’amour du Seigneur, amour quotidien, discret et respectueux, amour de liberté et pour la liberté, amour qui guérit et qui relève.
C’est l’amour du Seigneur qui apprend plus à redresser qu’à faire chuter, à réconcilier qu’à interdire, à donner de nouvelles chances qu’à condamner, à regarder l’avenir plus que le passé. C’est l’amour silencieux de la main tendue dans le service et le don de soi qui ne se vante pas.

Pape François, JMJ Panama 2019